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Sensible aux évolutions de l’environnement, Concarneau intègre celui-ci dans sa politique de développement par l’intermédiaire de l’agenda de la biodiversité (ABC, en cours d’élaboration, lire Sillage n° 97). Dans ce cadre, la Ville ne doit négliger aucun des biotopes* de son territoire.

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Gildas Mahé, Tenace

Gildas Mahé

Le navigateur a retrouvé un sponsor… et le sourire. En charge, depuis 2014, du Pôle d’entraînement des Mini 6.50 de la Société des régates de Concarneau, Gildas Mahé va enfin renouer avec les courses du circuit Figaro.

Le vent a fort heureusement tourné. Grâce au soutien financier de l'entreprise locale Breizh Cola, Gildas Mahé peut de nouveau s’aligner sur les grandes courses du circuit Figaro : Solo Maître Coq, Solo Concarneau – Trophée Guy-Cotten, Transat AG2R-La Mondiale Concarneau/St-Barth (départ de Concarneau le 22 avril prochain) entre autres.
« J’étais en panne de sponsor depuis trois ans. La boîte qui me finance porte des valeurs que j’aime bien : authenticité, proximité et humilité », commente sobrement le marin. En 2017, quelques rentrées d’argent lui avaient permis de participer au Tour de Bretagne à la voile qu’il a remporté en duo avec Nicolas Lunven. « Quand on a un petit budget, on se concentre sur l’essentiel. Heureusement que la solidarité joue à fond ! »

SE CONFRONTER À SOI-MÊME
La grande bleue, Gildas Mahé est tombé dedans dès son plus jeune âge. S’il est né à Brest, c’est sur l’île de La Réunion qu’il vit jusqu’à l’âge de 7 ans. Passionné de croisière, son père lui enseigne l’art de tirer des bords et d’avancer au près. De retour à Brest, il navigue sur les Optimist de l’USAM, l’Union sportive de l’Arsenal maritime qui commence à s’ouvrir sur l’extérieur.
« Au début, je faisais des tours dans la rade, après j’ai régaté un peu partout en France. J’aimais la course, mais pas trop l’esprit de compétition qui allait avec. » Pour le navigateur en herbe, l’important était en effet de se confronter à soi-même et à la mer : « Les régates m’aidaient à progresser au contact des autres, sans chercher à les écraser. »

LA TRANSMISSION
En 1992, la famille Mahé retourne à La Réunion. Elle y restera cinq ans. Gildas évolue cette fois sur des catamarans, des 420 et des First class 8, entraîné par un ancien champion du monde de dériveur. À 22 ans, de retour en métropole, il valide à Rennes une licence de Staps (Sciences et techniques des activités physiques et sportives). Parce qu’il aime faire éclore les jeunes talents, il encadre les skippers du Centre Finistère course au large de Port-La-Forêt, Le navigateur a retrouvé un sponsor… et le sourire. En charge, depuis 2014, du Pôle d’entraînement des Mini 6.50 de la Société des régates de Concarneau, Gildas Mahé va enfin renouer avec les courses du circuit Figaro.
De 2001 à 2003, puis reprend l’école de course-croisière de son frère, à Brest. « On entraînait des étudiants qui participaient au Tour de France à la voile. »

HALLUCINATIONS
Un premier sponsor décroché en 2006 lui permet d’inscrire pendant trois ans plusieurs fois son nom sur le circuit Figaro. « La navigation en solitaire est très ancrée en France. Elle fait partie du paysage sportif et médiatique. Les courses sont tellement difficiles que ça intéresse le grand public.
Il est touché par le courage et la ténacité des marins. » Comme bien d’autres, Gildas Mahé a souvent souffert sur les épreuves en solitaire. Sa plus grande ennemie ? L’extrême fatigue qui ouvre la porte aux hallucinations. « En course, il m’est arrivé d’entendre des alarmes. J’éteignais tous mes appareils de bord, mais le bruit ne s’arrêtait pas. C’est très flippant ! J’ai vu aussi des mots en rose écrits sur des nuages », avoue-t-il. Une vie rude qui façonne des hommes sages ? « En mer, les navigateurs apprennent à gérer leurs émotions, à connaître leurs limites. Du coup, ils acceptent davantage de choses à terre. » À nouveau en selle, Gildas Mahé a bien l’intention de briller parmi les Figaristes. « Je dispose d’un bon budget qui me permettra de faire des podiums sur la Transat AG2RLa Mondiale et la Solitaire Urgo-Le Figaro, notamment », affirme, les yeux brillants, celui qui continuera de courir à bord du monocoque prêté par Mer agitée, l’écurie de course au large de Michel Desjoyeaux.

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