Concarneau - Ville Bleue

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@villeconcarneau  -  Mar 01

Arrêté permanent n°2019-135 - Modification du sens de circulation rue Général Morvan à compter du LUNDI 4 MARS 2019… https://t.co/m12ydiF7Ic

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Ville patrimoniale et balnéaire, Concarneau jouit, et à juste titre, d'une très grande renommée touristique. Pourtant, ne retenir de la ville que cette image serait réducteur : ce serait occulter son dynamisme économique porté par des entreprises et des structures locales, souvent orientées vers les activités maritimes, résolument tournées vers l'innovation. Ces entreprises cherchent à développer technologie de pointe et modes de fonctionnement pionniers dans l’optique d’une transition énergétique inéluctable, s’inscrivant ainsi dans une tradition d’adaptabilité au contexte, une capacité au changement dont font preuve depuis toujours les habitants de la Ville Bleue. Cette faculté créative et compétitive, cette expertise avérée ont des répercussions internationales et attirent les projets d’avant-garde.

Arrêt sur image

Un passé fécond - Tremplin vers le futur

Ce passé, si présent à travers le patrimoine bâti et la culture, montre qu’à de nombreuses reprises l’économie de la ville a su rebondir lors des différentes dépressions qui ont jalonné son histoire.

Ne se contentant pas d’attendre d’éventuelles chances qui s’offriraient à eux, les Concarnois ont su se créer des opportunités. Ainsi, au début du XXe siècle, la crise de la sardine a obligé les professionnels du port à réorienter leurs activités. Ils se sont alors lancés dans la pêche au thon avec les résultats que l’on sait : le port de Concarneau est aujourd’hui le premier port européen pour la pêche au thon tropical. L’Avenir (un nom prémonitoire) a été, en 1906, le premier thonier d’une longue lignée à émerger des chantiers concarnois. Plus récemment, dans les années quatre-vingt-dix, les professionnels de la construction et de la réparation navales se sont réunis en interprofession pour faire face au déclin de la pêche hauturière. Ils se sont dotés d’une cale sèche commune pour permettre le développement de leurs activités en accueillant des bateaux plus longs.
Aujourd’hui, dans le bassin, on aperçoit fréquemment d’imposants bâtiments civils, commerciaux ou militaires provenant du monde entier. L’IPC (Interprofession du port de Concarneau) qui fédère une cinquantaine de sociétés, s’attache depuis lors à doter le port d’un équipement de pointe.
Les nombreux exemples de ce type créent une émulation qui explique l’audace des entrepreneurs, ingénieurs et scientifiques locaux actuels qui adhèrent à cette culture de l’innovation dans de nombreux domaines. La préparation à la transition énergétique représentant un objectif premier, partagé par les entreprises.
« Une source de valeur ajoutée », selon François Besombes, chargé du Développement durable de la Ville, adjoint d’une municipalité « fière d’accueillir ces initiatives ». Un élu également très sensibilisé au sujet « pour des questions de bon-sens. La transition énergétique nous est imposée, nous sommes dans l’urgence. Il ne faut donc pas attendre la catastrophe écologique mais considérer les changements auxquels cette perspective nous contraint comme une opportunité, comme le font ces entreprises, plutôt que d’y voir une menace ». Dans son Plan local d’urbanisme (Le PLU - Imaginer et construire le Concarneau de demain), la politique d’aménagement de la ville anticipe favorablement la probable multiplication de ces sociétés d’avenir.
Une conjoncture dont va bénéficier le skipper François Gabart dont la société d’ingénierie marine, Mer Concept, aujourd'hui à l'étroit dans ses locaux de Port-la-Forêt, vient s’installer derrière la capitainerie dans un futur bâtiment qui devrait abriter une trentaine de personnes.
« Certaines activités prennent le risque de mettre en place des modèles économiques différents même si ceux-ci ne sont pas encore vérifiés. Elles adoptent de nouveaux fonctionnements dans le respect de l’environnement et relocalisent des savoir-faire qui génèrent une économie circulaire (voir encadré) et peuvent servir au territoire », ajoute encore François Besombes, en évoquant la couverture en biocomposite à base de lin du bac électrique, réalisée par Kaïros.

L’économie circulaire

C’est un concept qui s’inspire des notions d’économie verte et d’écologie industrielle. Fonctionnant en circuit fermé, elle supprime la notion de déchet en transformant ce dernier en matière première. Son objectif est de produire des biens et des services tout en limitant fortement la consommation et le gaspillage des matières premières et des sources d’énergie non renouvelables. La Fondation Ellen Mac Arthur, créée pour promouvoir l’économie circulaire, la qualifie de « réparatrice ».

 

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