Concarneau - Ville Bleue

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@villeconcarneau  -  Jan 16

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Dossiers

Biodiversité, Concarneau, ville très nature
« Le danger d’extinction ne concerne pas que les grands animaux emblématiques ! » Ce constat écologique fait par Francois Besombes, adjoint au Maire, est au diapason de celui des autorités publiques nationales qui mettent en place de multiples dispositifs afin de freiner l’impact des activités humaines sur les écosystèmes. Parmi eux, l’Atlas de la biodiversité communale (ABC), lancé par l’Agence française pour la biodiversité (AFB), a pour ambition de rétablir l’équilibre entre la biosphère et le développement urbain, avec la coopération des collectivités territoriales et des populations. Dans le cadre de sa démarche Agenda 21 engagée depuis 2017 (voir Sillage n°96), il semblait cohérent à la municipalité de répondre à l’appel de l’AFB. Cette dernière a retenu la candidature concarnoise et celles de 17 autres communes françaises (hors communautés de communes et parcs). Avec ce nouveau statut de ville-pilote et l’appui financier qui en découle, Concarneau se donne deux ans pour faire un premier état des lieux de la biodiversité locale. Un outil opérationnel qui sera pris en compte lors de l’élaboration du Plan local d’urbanisme (PLU), afin de planifier un aménagement durable du territoire.

Arrêt sur image

Le projet Atlas - Pourquoi Concarneau a été sélectionné

Morgane Thieux-Lavaur est chargée de mission biodiversité à la Direction interrégionale Bretagne –Pays de Loire de l’Agence française pour la biodiversité (ABF). Interlocutrice du service en charge du dossier Atlas, elle explique ce qui a incité le jury à retenir le projet concarnois.

Sillage : De quelles entités est constitué le jury ?
Morgane Thieux-Lavaur : Il réunit quatre acteurs publics et institutionnels, financeurs des projets : la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL), l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, le Conseil régional de Bretagne et la Direction régionale de la biodiversité. Nous avons sélectionné six dossiers* parmi plus de vingt porteurs de projet, pour les proposer à la sélection nationale.


Quels sont ses critères de sélection ?
MT-L : Les paramètres incluent les éléments techniques comme la cohérence territoriale, les liens avec différentes politiques publiques.
Nous prenons également en compte la conception technique : cohérence du périmètre, ingénierie, antériorité des inventaires existants, existence de sites conservatoires, d’arrêtés de protection de biotopes, etc. Le respect des critères et des formats d’échanges de données, les moyens humains, financiers et les partenariats mis en place, l’adéquation entre les choix techniques et les méthodologies sont aussi étudiés.

Quels éléments ont distingué le projet concarnois ?
MT-L : Une bonne gouvernance et une bonne représentation des acteurs locaux ont été déterminantes. La sensibilisation de la population fait partie des fondamentaux, et c’était une évidence dans le dossier concarnois. Le public scientifique, associatif, les usagers, étaient largement associés, signe d’un dynamisme local réel. La méthodologie était clairement explicitée, la notion de continuité écologique bien identifiée.
Les ressources, l’imagination, une vraie créativité collective sont les atouts de Concarneau. Les nombreuses actions déjà initiées (FabLab, expositions, rendez-vous pédagogiques, etc.) qui démontrent une volonté d’agir, ont aussi beaucoup pesé.
Les caractéristiques géographiques de Concarneau ont enfin été significatives : sa façade littorale, l’aspect agricole au nord de la ville, la pression d’urbanisation sont trois aspects qui rendent le plan ambitieux.

Quels engagements attend-on des porteurs de projets retenus ?
MT-L : En premier lieu, l’identification des enjeux, ce qui fonctionne bien ou mal dans ce qu’on appelle les trames vertes et bleues (réseaux de continuités écologiques terrestres et aquatiques), mais aussi blanches (environnement sonore) ou même noires (pollution lumineuse nocturne). Les actions doivent s’inscrire dans le Schéma régional de cohérence écologique (SRCE). C’est d’autant plus vrai pour Concarneau que les enjeux spécifiques aux zones littorales dépassent les limites de la commune et doivent être resitués dans un environnement global.
Il faudra ensuite trouver des solutions aux problèmes, développer des actions pour y remédier, intégrer l’idée de cohabitation dans l’aménagement du territoire et les activités humaines, à court et à long terme.
Il faut continuer à acquérir des connaissances, voire inventer de nouvelles démarches de prospection, toujours collectivement, en mobilisant la population. L’Atlas devra être exploité pour adapter les pratiques, pour travailler différemment !

*Les six porteurs de projet bretons retenus par le jury : Brest Métropole, Concarneau, Lorient Agglo, quelques communes rétro-littorales du Parc naturel régional du Golfe du Morbihan, Saint-Aubin-du- Cormier (35) et Saint-Lunaire (35), soit 47 communes en tout. À ce jour, 72 communes bretonnes ont développé un projet d’atlas achevé ou en cours.

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